L’attente d’une grossesse

L’attente d’un bébé peut nous faire passer par des états émotionnels difficiles. Entre inquiétude, tristesse, parfois même culpabilité, ces sentiments sont naturels mais peuvent être difficiles à accueillir et accepter. Soyons bienveillants envers nous-mêmes. 

Favoriser sa fertilité peut être source de stress

Lorsque l’on essaie de soigner son hygiène de vie pour favoriser une grossesse, il peut être est difficile de ne pas se mettre trop de pression. Surtout lorsque le temps passe et que l’attente nous pèse.  

Pour partager mon expérience, lorsque nous avons souhaité notre premier enfant, j’ai vécu la période d’attente largement moins bien que ce que j’aurais pu imaginer. Je n’aurais pas pensé le vivre si mal si rapidement. Nous n’avons pourtant pas attendu très longtemps en comparaison de ce que certains couples vivent. 

Questions et inquiétudes peuvent se présenter bien vite, d’autant plus peut être lorsque l’on est conscient de l’impact que peuvent avoir l’hygiène de vie et l’alimentation sur notre santé et fertilité.

Est-ce que j’en fais trop ou pas assez ? 

C‘est positif que le couple soit conscient de son pouvoir sur sa santé et sa fertilité. Cela permet de mettre en places de bonnes conditions pour favoriser une grossesse et un post partum sains et favoriser une bonne santé pour un futur petit être. Néanmoins, cela peut aussi représenter les difficultés de : 

  • vouloir en faire trop et s’épuiser 
  • se mettre la pression
  • être dans le contrôle permanent
  • culpabiliser si ça “ne marche pas”
  • se dire “je n’ai pas bien fait, je n’ai pas assez fait, que puis-je faire de plus” etc. 

On est souvent partagé entre ne plus faire attention à rien ou en faire encore 2x plus. 

Comment soutenir sa fertilité sans tomber dans l’excès de contrôle et la culpabilité au moindre écart ?

Comment gérer émotionnellement l’attente ? 

Cela dépend évidemment des deux personnes dans le couple, de leur vécu etc. Donc pas de recette universelle MAIS je peux partager ce qui m’a aidé et ce qui m’a parlé au fil des lectures et échanges avec d’autres femmes et couples. 

Faire de son mieux

Cette situation peut faire ressortir des facettes de notre vécu et de notre personnalité pas toujours agréable à (re)découvrir. Perfectionnisme, manque de confiance en soi, manque de reconnaissance ou de soutien dans notre enfance etc. 

C’est l’occasion de guérir les anciennes blessures. 

C’est l’occasion également de travailler sur nous-même, peut être de se faire aider dans cette démarche si nécessaire. On peut penser à différents outils afin de comprendre son passé, l’accepter, pardonner ce qui doit l’être etc. Psychologie, analyse transactionnelle, kinésiologie etc. 

J’aime beaucoup la vision de HENG OU dans son livre « Awakening fertility » : préparer une grossesse n’est pas seulement se focaliser sur les ovaires de maman et la qualité du sperme de papa : c’est important mais il s’agit aussi de cultiver un état de bien être, de gratitude et de paix. Lors que l’on enlève de mauvaises habitudes telles que boire des energy-drink ou des lotions pour le corps au parabène, nous pouvons aussi considérer nettoyer nos habitudes d’excès d’inquiétude, de surmenage et de critique de nous-même (traduction imparfaite). 

Cette démarche nous prépare à devenir des parents sereins et libérés des schémas passés. L’idée est aussi d’apprendre à être fier de ce que l’on met en place et ne pas seulement voir ce que l’on a pas encore réussi à faire. 

Prendre soin de soi et du couple

Plutôt que d’être figés dans l’optique de “booster sa fertilité” à tout prix, essayons d’améliorer notre VIE. Nous pouvons nous NOURRIR sur tous les plans, pas seulement alimentaire. 

Je pense notamment au fait de RALENTIR, être plus présent dans l’instant, se rapprocher de la nature et de son rythme.

Bien souvent nos vies sont tellement remplies que nous n’avons pas la place pour qu’un petit être nous rejoigne. On se dit qu’on lui fera de la place une fois qu’il sera là. Mais il faut parfois le faire avant, pour qu’il vienne. Et surtout pour nous sentir bien. Tellement de personnes vivent en stress presque constant. 

DIALOGUER et régler les soucis de couple en suspens pour avancer dans la relation et la préserver. 

Est-ce la personne avec qui j’ai envie de faire un enfant ? Avons-nous des sujets de nos vies sur lesquelles nous devrions nous mettre d’accord avant qu’un enfant se présente ? Y a t-il des non dits à exprimer ? Que pouvons nous faire pour être encore mieux ensemble ? On ne peut cacher le souhait d’un enfant dans un coin de notre tête, il fait parti du couple une fois qu’il se présente. On peut parfois avoir l’impression qu’il est entre nous et nous éloigne. Mais en ouvrant le dialogue sur notre relation, c’est l’occasion de la fortifier et de se soutenir mutuellement.

Se confier à des personnes bienveillantes 

Certaines personnes ont développé plus de sensibilité et d’empathie que d’autres vis à vis de cette situation et son plus à même d’avoir une écoute bienveillante. 

J’ai trouvé important de ne pas devoir faire comme si tout allait bien tout le temps. Pouvoir vider son sac avec une personne proche (pas toujours le conjoint qui porte aussi ses propres émotions vis à vis de la situation) peut être d’un grand soutien.

Certaines personnes n’ont pas encore le vécu nécessaire pour comprendre ce que l’on ressent à ce moment là. Ou elles vivent parfois des difficultés dans leurs propres vies qui les empêchent d’être sensible à cette situation. Il existe aussi des cercles de parole autour de ce thème.

S’accorder le droit d’être triste

Ce n’est pas parce que nous sommes en couple, que nous avons peut être une maison ou d’autres belles choses dans notre vie que nous n’avons pas le droit de ressentir de la souffrance et d’en parler.

Avant de ressentir le désir d’un enfant, on n’y pense pas vraiment, on a pleins d’autres objectifs, souhaits et sources de motivation et épanouissement dans notre vie. Une fois que ce désir est là, c’est un élan puissant qui vient du fond de notre être.

Le désir d’avoir un enfant est une manifestation naturelle et instinctive puissante. Ce désir peut prendre le dessus sur le reste et je pense que c’est naturel.

Un bébé désiré qui ne vient pas est une sorte de deuil. Ou plutôt un tiraillement entre deuil et espoir. Le plus dure est souvent de ne pas savoir si bébé va finir par arriver ou non. Si on nous disait “dans 3 ans il sera là”, alors il serait certainement plus facile de lâcher prise.

« Permet toi de ressentir profondément le désir d’avoir un enfant. Laisse place à ce besoin, aux émotions qui en découlent et apaisent.  » Heng Ou

Une des choses qui m’a le plus aidé a passer l’étapes des règles qui arrivent est de m’autoriser à pleurer et ressentir toute la tristesse qui se présentait. Complétement et sans rien retenir. Je ressortais de ces passages vidées mais libérée, prête à aller (un peu) de l’avant. 

La spiritualité 

Le fait de croire en quelque chose : au destin, à Dieu, aux Dieux, au fait que l’on aie une mission sur cette terre etc.  Dans toute les difficultés de la vie, c’est certainement l’élément central pour nous guider.

Justine Petten, formatrice en symptothermie et fertilité naturelle certifiée en Suisse depuis 2017. Formations et suivis en contraception naturelle, aide et préparation à la conception, troubles du cycle et éducation menstruelle.

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